[page de la couverture]

Les Marguerites

Vol. IV, no 2

Juillet 1997


[page 25]

TABLE DES MATIÈRES


Éditorial

[La messe des Marguerites]

Message aux Marguerites: Monique Joanis

Enseignement: Comment vivre Jésus Christ en 1997?

Raymond Tremblay, c.ss.r.

Témoignages

Écho de Saint-Jérôme

Dom Fidèle Sauvageau

Yolande Petit

Roland Barrette

Écho de Nicolet

Clothilde Moreau-Lamothe

Mgr Raymond St-Gelais

Gérald Labonté

Écho de Québec

Nicole

La Marguerite: dix lettres, dix mots, Claudette Pinard

Recommandés à vos prières

Prière pour les prêtres [Raymond Tremblay, c.ss.r.]

Responsables diocésains du Mouvement des Marguerites (omis ici)

[Abonnement]

[Table des matières, ici placée en tête du document]


[page 1-4]

ÉDITORIAL


Jésus au cœur du Jubilé


L’année 1997 a déjà le pied dans la porte du Jubilé. Le Saint-Père veut que les trois années préparatoires 1997, 1998, 1999 soient consacrées aux trois Personnes de la Sainte Trinité, pour bien souligner que ce passage entre l’an 1999 et 2000 se fera en tenant la main de Dieu. Nous marchons comme dans une espèce de tunnel. Que nous réserve l’avenir? Comment le savoir? Nous sommes si fragiles. La meilleure façon est de marcher dans la foi, en laissant Jésus lui-même nous conduire comme des enfants. C’est sûrement la meilleure manière de faire le saut dans cet avenir incertain que nous ménage le 21e siècle. «Rien n’est impossible à Dieu», dit l’ange Gabriel à Marie. (Luc 1,37)


L’année 1997 est donc consacrée à la Personne de Jésus Christ. Les Marguerites ont accordé leurs violons au diapason de l’Église. Les rassemblements, les messes annuelles seront toutes faites en accord avec le thème de l’année. Dans la basilique de Sainte-Anne de Beaupré, nous avons érigé, face à la foule, une grande statue de Jésus, assortie du dernier message qu’il nous a laissé avant son Ascension: «Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde». (Matthieu 28,20)


Comment Jésus manifeste-t-il sa présence parmi nous en 1997? Beaucoup de chrétiens, hélas! croient qu’Il a pris congé, pour un certain temps, de son Église, qu’elle est plus ou moins abandonnée à elle-même, à la merci des faux prophètes, des astrologues et des animateurs de tribune libre. La Parole de Jésus est pourtant immuable et s’applique à tous les siècles. Jésus est aussi présent dans notre monde actuel qu’Il l’était à Nazareth ou sur la route d’Emmaüs quand il cheminait mystérieusement, après sa mort sur la croix, avec les deux compagnons découragés. «Que deux ou trois soient réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux» (Matthieu 18,20). Il est toujours présent dans le coeur des baptisés quand ils s’efforcent de vivre en état de grâce. «Si quelqu’un m’aime, dit-il, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui» (Jean 14,23). Jésus fait même de sa présence une condition essentielle de croissance dans la sainteté. Si nous voulons porter du fruit comme Marguerites dans l’Église, nous n’avons qu’à vivre en sa présence. «Celui-là porte beaucoup de fruits» (Jean 15,5).


La plupart des Marguerites sont de toutes petites âmes qui n’ont guère d’influence dans l’Église, même pas dans leur paroisse, souvent pas plus dans leur propre famille. Elles sont parfois confinées à leur chambre de malade, comme la bienheureuse Dina Bélanger, et pourtant ce sont les plus fructueuses dans la vigne du Seigneur. Une jeune religieuse cloîtrée me dit un jour qu’elle s’était réfugiée dans une communauté contemplative afin de travailler à la centrale de l’Église. Comme les ouvriers de l’Hydro, elle continue d’envoyer un fluide mystérieux, invisible, qui pénètre partout dans les maisons et dans les cœurs les plus inconscients de la lumière qu’ils reçoivent. Il suffit à ces Marguerites de savoir que Jésus est là, dans l’intimité de leur prière et de leur inutilité apparente.


L’autre présence, la plus précieuse, c’est celle que Jésus veut célébrer dans l’Eucharistie. Il se passe bien des choses dans le monde: des foules qui se rassemblent dans les stades, des guerres, des bouleversements politiques de toutes sortes, des règlements de compte, des fléaux naturels, des attentats dont se nourrissent les journaux du coin, mais il y a aussi des chrétiens qui célèbrent l’Eucharistie avec leurs pasteurs et qui répandent l’amour partout dans le monde. Des brebis perdues bêlent ici et là dans les ravins éloignés et semblent n’avoir pas de berger pour courir après elles pour les charger sur leurs épaules. Tout à coup, le pasteur arrive, on ne sait d’où. Comment est-il venu? Ce sont ces âmes que personne ne connaît, sinon quelques intimes, qui ont offert leurs prières et leurs sacrifices pour qu’elles soient sauvées.


Les Marguerites sont une armée de pastourelles qui travaillent dans le secret, qui empêchent que la flamme de l’amour ne s’éteigne sur terre. Elles savant que chaque souffrance, chaque soupir, une simple épingle ramassée par amour peut allumer une petite flamme dans le fond d’une conscience et lui redonner la vie.


Cette année 1997 veut surtout transmettre ce message aux Marguerites: «C’est moi. N’ayez pas peur» (Jean 6,20).


Raymond Tremblay, c.ss.r.


[page 4]

LA MESSE DES MARGUERITES


Montréal: 26 septembre, à 19h30, à l’église Saint-Jude, 10,120, avenue D’Auteuil


Nicolet: 7 octobre, à 19:30, à la cathédrale.


Québec: 9 octobre, à l9h30, à Ste-Anne-de-Beaupré


Trois-Rivières: 14 octobre, à 19h30, à la cathédrale


[pages 5-7]

MESSAGE AUX MARGUERITES


«Je suis venu pour que vous ayez la vie en plénitude» (Jean 10,10).


Ce n’est pas la mort que je veux, mais la conversion… la vraie vie, ma e en vous.

Ce sont les désirs de Jésus pour nous, pour notre vrai bonheur.


Ce sont ses promesses, qu’il est impatient de nous faire vivre. Qu’attend-il, sinon notre consentement amoureux profond et vécu dans le concret de notre quotidien?


Nous sommes des pèlerins, des étrangers sur terre. Nous sommes en marche. En marche, oui! Mais en marche avec le Royaume déjà là dans notre cœur. Et nous savons que nous marchons dans l’assurance de la réalisation totale de notre union à Dieu.


Si nous prenions davantage conscience que nous sommes créés pour Dieu. Pour vivre avec Lui tout ce que nous vivons, comme notre vie serait plus aisée, plus sereine, quelles que soient les épreuves inévitables de notre marche!


Saint François d’Assise insistait tellement sur cet aspect: «Nous sommes des pèlerins, des étrangers sur terre». Notre vrai chez-nous, c’est Dieu. C’est Jésus. C’est le royaume déjà là en nos cœurs et qui ne demande qu’à grandir jusqu’à la plénitude de l’union parfaite que nous vivons, ensemble, avec le Père, pour l’éternité.


Jésus le Bn Brger est notre guide. Après nous l’avoir enseigné de maintes façons dans son évangile, l’apôtre saint Jean nous dit qu’il y aurait encore beaucoup à dire, sur ce que Jésus a vécu, dit et enseigné.


Mais… l’Esprit Saint nous a été donné et c’est désormais Lui qui continue de nous enseigner dans le cœur-à-cœur, la loi qu’il a écrite en nos cœurs (2 Cor. 3,3).


Les âmes contemplatives ont cette «saisie» de la parole silencieuse qui se vit au fond de leur cœur. Dialogue trinitaire en nous auquel nous prenons part surtout si nous y portons quotidiennement attention.


Que Jésus réchauffe notre cœur au contact des écritures et soit ainsi notre pain de vie sur notre route vers le Père. Nous gardons bien présent dans notre cœur la réalité si aidante que nous ne sommes jamais seuls. Nous marchons en l’Église et c’est une force, quelles que soient nos pauvretés et ses pauvretés.


Car bienheureux les chercheurs de Dieu, si pauvres soient-ils!


L’essentiel est de marcher ensemble, avec Jésus qui toujours nous devance et nous guide.


Que Jésus ressuscité nous donne d’accueillir l’Esprit qui nous propose une vraie transformation de Pentecôte.


En très profonde communion et amour avec toutes et tous du Mouvement des Marguerites


Monique Joanis, Gatineau




[pages 7-11]

ENSEIGNEMENT


Comment vivre Jésus Christ en 1997?


Dans son Exhortation Apostolique sur le jubilé de l’an 2000, le Saint-Père [Jean-Paul II] donne divers conseils pour nous aider à vivre notre relation avec Jésus dans les années qui entourent la fin de notre [20e] siècle.


«Redécouvrir le Christ, Sauveur et Évangélisateur»


Si Jésus consent à vivre avec nous, c’est avant tout pour accomplir la mission qu’il a annoncée dans la synagogue de Nazareth au début de sa vie publique: «L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres» (Luc 4,18).


Jésus continue de porter la Bonne Nouvelle aux pauvres et aux petits. C’est le rôle principal des prêtres. C’est aussi l’intention première des Marguerites: prier pour que les prêtres soient fidèles à leur mission, qu’ils ne se découragent pas. Les pauvres sont plus présents que jamais dans notre société. L’une des plus grosses tentations du prêtre, c’est le découragement. La tâche lui paraît trop lourde, insurmontable. Il se sent attaqué de toutes parts. Certains démissionnent ou se sentent comme inondés par le déluge des choses à faire, des critiques à endurer, même de la part de ceux qui devraient les encourager.


Priez pour que le prêtre reste proche des âmes, surtout les plus pauvres, les malades, les abandonnés, les jeunes en particulier, qu’il ne se laisse arrêter par aucun commentaire négatif, quand il s’agit d’évangélisation. Le prêtre, comme vous le savez, a besoin d’être encouragé. N’ayez pas peur de le féliciter, de le soutenir, surtout le prêtre que vous avez adopté. Certaines Marguerites organisent parfois une célébration eucharistique, un partage amical autour d’une table fraternelle. Ça ressemble beaucoup à la rencontre que Jésus avait faite dans la maison de Marthe et Marie.


«Qu’ils reviennent à la Bible»


Le pape nous invite à mieux connaître Jésus, et la meilleure façon de le faire, c’est de relire, en les méditant et les priant, les évangiles. «Pour connaître la véritable identité du Christ, écrit-il, il convient que les chrétiens, surtout au cours de cette année, reviennent à la Bible avec une attention renouvelée, soit par la sainte liturgie imprégnée des paroles de Dieu, soit par une pieuse lecture, soit par des cours appropriés et par d’autres moyens» (Lettre apostolique, par. 40). Rien de plus facile que d’ouvrir, chaque jour, un passage de l’évangile, de le laisser descendre doucement dans son âme, un peu comme les pigeons qui attrapent quelques gouttes d’eau dans un ruisseau et qui soulèvent ensuite la tête pour les laisser pénétrer dans leur gosier. C’est la «lectio divina», qui est une lecture priante et amoureuse de l’écriture


«Redécouvrir le baptême»


Pour bien connaître Jésus, «on pourra prendre appui, conseille Jean-Paul ll, sur la redécouverte du baptême comme fondement de l’existence chrétienne» (Ibidem par 41). Être baptisé, c’est être transformé en Jésus Christ. «Vous tous, baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ» (Gal 3,27). Jésus habite déjà dans notre âme par le baptême; son rêve, c’est que nous devenions de plus en plus semblables à Lui. Saint Vincent de Paul se posait souvent cette question «Que ferait le Christ maintenant?»


«Susciter l’aspiration à la sainteté»


Les années que nous traversons sont parmi les plus fertiles en sainteté. Le pape souligne même que le vingtième siècle ressemble beaucoup aux trois premiers siècles de l’Église: C’est un siècle marqué par le martyre. Pensons à Maximilien Kolbe en Pologne, aux religieuses massacrées au Rwanda et au Zaïre, aux sept moines trappistes égorgés dernièrement en Algérie.


On dit souvent «Oui, mais la sainteté, c’est bon pour les âmes privilégiées, comme Jean-Paul ll, Mère Teresa, Jean Vanier, la petite Thérèse et Dina Bélanger. Eux avaient une mission particulière dans l’Église.


Non, la sainteté, c’est comme les marguerites qui poussent dans les champs, ça pousse partout, autant que du chiendent. «Il est nécessaire, dit le pape, de susciter chez tous les fidèles une réelle aspiration à la sainteté, un fort désir de conversion et de renouveau personnel, dans un climat de prière toujours plus intense et de solidarité, d’accueil du prochain, particulièrement des plus démunis» (Lettre apostolique, par. 42). Le pape insiste: «Chez tous les fidèles». En cela, il fait écho au document de Vatican II: «Il est clair pour tous que chacun des fidèles, peu importe son état ou son rang, est appelé à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité» (Vatican II, Lumen Gentium, par. 40).


C’est un programme des plus encourageants pour les Marguerites: Devenir saint, arriver à la plénitude de la perfection chrétienne, non pas avec la force de la volonté, ni en réclamant des dons particuliers, ni en essayant de jouer un rôle privilégié dans l’Église, mais en demeurant humblement là où nous sommes, comme Marie qui restait l’humble servante dans l’anonymat de son village. On pourra dire de nous, comme les gens de Nazareth disaient de Marie, en voulant dénigrer Jésus: «N’a-t-il pas pour mère la dénommée Marie?» (Matthieu 13,55).


Raymond Tremblay, c. ss.r.


Ô Marie, plus j'aurai pour toi

Un coeur d'enfant,

plus tu me découvriras

ton coeur de mère.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

[pages 12-17]

TÉMOIGNAGES


Écho de Saint-Jérôme


[page 12-13]

Dom Fidèle Sauvageau, cistercien, père abbé,

Orangeville, Ontario, à Réjeanne Martel-Dubé


Lors de la réception de votre lettre le 5 juin dernier, je vous avais expliqué que je m’attendais à une obédience spéciale pour le mois d’octobre, qui m’empêcherait d’être présent au Rassemblement du 11 octobre, à la cathédrale.


Ce qui avait été prévu est en train de se réaliser: Je suis arrivé le 1er octobre à la Trappe d’Orangeville, que j’avais fondée il y a plus de dix ans, et où je passerai presque tout le mois (jusqu’au 24), en l’absence du Supérieur, parti pour le Chapitre Général qui se tiendra à Rome du 3 au 23.


Oka a fondé deux Trappes au Canada: celle de Mistassini, au Lac St-Jean, en 1892, et celle de l’Ontario, car il n’y avait pas de Trappe pour ceux de la langue anglaise au Canada, ce qui les obligeait à s’essayer aux États-Unis.


Nous avons fondé à Georgetown en 1977, à titre provisoire, puis de façon définitive et donc en construisant un monastère, non loin de Toronto, et près de la ville en pleine croissance d’Orangeville, en 1982.


Mais il est urgent de prier pour cette fondation qui est brisée par le manque de recrutement, et qu’il a été question de fermer en février dernier. Deux jeunes, brillants et responsables, de langue anglaise et soucieux de leur vocation monastique, sont arrivés à ce moment-là, et l’espoir est revenu comme signe tangible de la volonté de Dieu. Ajoutons-y les marguerites et le jardin refleurira! Merci et union à vous!

Le 2 octobre 1996


[page 13]

Yolande Petit

St-André-Est, le 14 octobre 1996


C’est moi, Yolande, responsable des Marguerites. C’est avec un très grand regret, que je n’aurai, cette année, aucun représentant des Marguerites de mon secteur. Notre prêtre, Léo Raymond, qui a eu 88 ans cette année, n’est plus en santé à son regret et ne peut assister, ainsi que ses deux sœurs Isabelle et Blandine; cette dernière est handicapée sévère. Les plus jeunes, Mariette et Georges Fillion, travaillent cette nuit-là, tandis que Jeannine Filiatrault ne peut circuler en auto le soir, seule. Mon époux, André, ne conduit plus et moi, Yolande, qui suis en fauteuil, j’ai subi un accident grave le 16 juillet; je suis très souffrante et sous traitements. Il m’est impossible d’être là. Je vous souhaite une célébration des plus grandes au plan spirituel. Soyez assurés de notre union de prières pour nos chers prêtres. Oui! Il faut prier, oui, très fort, pour la relève. Je suis très reconnaissante des nouvelles que je reçois de toi, tous les ans, des Marguerites. Je me sens encore utile. Que ça fait du bien! Merci! Qui sait si Dieu ne m’amènera pas, l’an prochain? Un beau bonjour à nos évêques.


Une amie qui vous aime.




[page 14]

Roland Barrette, m.s.a.


Boujour Réjeanne,


Merci beaucoup pour ta lettre annuelle qui fait chaud au cœur! Cette année encore, malheureusement, je ne pourrai pas participer au rassemblement à la cathédrale. Voici la raison: je serai aux études à Paris pour une année sabbatique. Je quitterai le Québec le 19 septembre pour revenir l’année suivante en juillet ou en août.


Après cette année sabbatique, une nouvelle orientation m’attend selon les propositions de mon supérieur provincial. Je pourrai t’en informer en temps et lieu.


Si je connaissais la responsable de ma marguerite, je pourrais l’en informer. Mes prières s’associent aux vôtres pour l’Église et ses prêtres. Je demande au Seigneur de vous bénir tous.

Le 12 juin 1996


Écho de Nicolet


[pages 14-15]

Clothilde Moreau-Lamothe, Drummondville


Ma fin de semaine à Trois-Rivières fut bien profitable. Je recommande encore à vos prières ce prêtre ami dont, je vous ai parlé, qui faisait une grave dépression. Après un court congé, il est retourné à nouveau au département psychiâtrique et son état ne semble pas s’améliorer.


Je vous disais aussi que, lorsque j’apprends qu’un prêtre est en difficulté, je le recommande à mon ancêtre Mgr L.-Z. Moreau. Je le fais travailler. «Lui, des prêtres, il en a côtoyés», pour ne pas employer une expression courante: «Lui, y connaît ça!».


N’empêche que nos mamans ont toujours le dernier mot avec leur: «À la grâce de Dieu!».


[page 15]

Mgr Raymond St-Gelais, à Monique Vachon


Je me réjouis de l’amélioration de votre état de santé. Mais, j’en suis certain, tous ces ennuis de santé, vous les offrez pour les prêtres et le mouvement des Marguerites


Déjà, vous envisagez le prochain rassemblement diocésain à la cathédrale. Comme vous, j’ai la conviction que cette célébration contribue à développer le sens de l’Église et à intensifier la collaboration de chaque personne à la mission que le Seigneur nous confie.


[pagea 15]

Gérald Labonté, ptre


Juste une petite missive pour vous remercier très chaleureusement de vos bons vœux à l’occasion de mon sixième anniversaire sacerdotal. Quelle belle et généreuse délicatesse de votre part! Cela me touche beaucoup. C’est un soutien fraternel que j’apprécie énormément. Continuez votre apostolat au sein de ce mouvement d’Église. Nous avons besoin de ce soutien spirituel. Croyez-le!




[page 16]

Écho de Québec


Nicole, Québec, décembre 1996


Voici en court résumé ce que m’apporte le «Mouvement des Marguerites».


Depuis mon engagement au sein de ce mouvement, ma prière-offrande se développe de plus en plus et m’unit davantage au Corps Mystique qu’est l’Église!


De plus, cela m’aide à développer une relation plus intérieure, plus intime avec le Seigneur, puisqu’il est le seul à connaître mes offrandes et prières pour le prêtre qui est au cœur de ma marguerite.


Mon offrande s’ouvre pour d’autres prêtres… Il est bon de participer un peu, peut-être à leur sainteté.


Cela m’aide aussi à saisir Dieu dans le moment présent: Joie ou peine du moment pour le prêtre adopté.


Le Mouvement des Marguerites fait aussi grandir ma foi en la prière: Croire que le prêtre est rejoint quelque part dans le temps de Dieu par ma petite prière.


Cela m’apprend aussi la fidélité, la persévérance, puisque je dois à travers les difficultés du quotidien, respecter mon engagement envers notre prêtre. Par exemple, «je n’ai pas toujours le goût d’être marié…Mais je dois respecter l’engagement que j’ai pris un jour».


Je ne me sens jamais seule dans ma prière et je sais que lui aussi n’est plus jamais seul, puisque nous sommes sept à prier pour lui.


Je rends donc grâce à Dieu pour ce qu’il a fait pour notre prêtre, par notre prière… et je rends grâce à Dieu pour ce que le prêtre fait dans notre prière.


Je termine en méditant avec toi un texte de Gandhi que nous avons partagé hier soir.


«Je ne suis pas un homme de lettres ou de sciences. J’essaie simplement d’être un homme de prière. C’est la prière qui a sauvé ma vie. Sans la prière, j’aurais perdu la raison. Si je n’ai pas perdu la paix de l’âme malgré toutes les épreuves, c’est que cette paix vient de la prière. On peut vivre quelques jours sans manger, mais non sans prier. La prière, est la clé du matin et le verrou du soir. La prière, c’est un alléluia sacré entre Dieu et les hommes».




[pages 17-18]

MARGUERITE: DIX LETTRES, DIX MOTS


Dix lettres forment ce mot. Sept pétales et la Trinité au cœur doré de ta fleur font également dix. Jolie fleur des champs, tu n’as rien à envier aux autres fleurs.


La rose fait de Marie la Reine des fleurs, «mais toi, humble marguerite, tu es souffle de Dieu».


Chers pétales, demeurons unis au cœur de notre fleur, intercédons pour nos prêtres avec Marie, et le Père soufflera sur eux, ses grâces, sa vie!


Miséricorde

Amour

Royauté

Grandeur

Unicité

Écoute

Rayonnement

Infinité

Tendresse

Éternité


«Soyez un en Moi, comme le Père et Moi sommes un en vous, avec l’Esprit Saint». Soyons fidèles à notre engagement envers notre prêtre. Prions Marie de créer cette unité entre la Trinité, notre prêtre et nous. Ne romons [sic] qu’un seul Cœur.


Claudette Pinard

 

RECOMMANDÉS À NOS PRIÈRES

 

 

[page 19]


Nos chers malades


Mgr Jean-Baptiste Caya

Laurier Limoges, ptre

Irénée Gauthier, ptre

Hubert Gervais, ptre

Léon Boisvert, ptre

Mgr Leclerc


Décédés

Roger Geoffroy, ptre

Arthur Parent, ptre

Marc-André Boutin


Intention particulière

Laurier Albert, ptre

Claude Otto, s.m.

Robert Bouchard, rédemptoriste


PRIÈRE POUR LES PRÊTRES

[pages 20-22]


Seigneur Jésus,

Tu as dit à tes disciples: «La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux; priez donc le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson» (Matthieu 9,37). Pour que le Père envoie des ouvriers dans la moisson, notre premier devoir, c’est de le prier. Le Père va se charger lui-même d’envoyer des ouvriers. Tu nous consoles encore quand tu fais dire au prophète Jérémie: «Je susciterai pour elles des pasteurs qui les feront paître» (Jérémie 23,4). Le Père va les inspirer, les guider vers le champ à moissonner. Nous n’aurons plus à nourrir la crainte d’être abandonnés à la curée des loups. Elle est toute simple, ton Église, ô Jésus. Elle repose sur la bonté du Père et sur son infini capacité à lui donner les pasteurs dont elle a besoin.


Pauvres brebis que nous sommes! Comment pouvons-nous pourvoir à nos propres besoins? Comment pouvons-nous choisir nous-mêmes nos propres bergers? Tu sais, ô Jésus, comme ma prière est pauvre! Comment peut-elle changer quoi que se soit dans ton Église? Et pourtant toi-même, tu lui fais confiance, tu la présentes même comme le moyen par excellence pour susciter des vocations. Soutenue par le Saint-Esprit, elle pourra déplacer des montagnes.


C’est là ma crainte, Seigneur. Ai-je la foi à transporter les montagnes? Elle est si faible, ma foi, si souvent assaillie par le découragement! Quand je vois les églises dirigées par des prêtres surchargés, épuisés, parfois désemparés, il me semble que ma prière est comme un grain de sable, et j’ai, moi aussi, la tentation de désirer une autre forme d’Église. Mais tu me consoles en me disant que ma foi peut ne pas dépasser la taille d’un grain de sénevé, la plus petite de toutes les semences. Tu veux me faire comprendre par là que tu n’attends pas des prières soulevées par l’émotion ou par des faveurs extraordinaires.


Tout ce que tu exiges, c’est la prière du pauvre homme qui te supplie de guérir son fils épileptique: «Je crois! Viens en aide à mon peu de foi!» (Marc 9,24). Ou celle de la Cananéenne: «Oui, Seigneur! Et justement les petits chiens mangent des miettes qui tombent de la table de leur maître!» (Matthieu, 15,27).


Ma prière, ô Jésus, je te l’offre pour qu’elle soit unie à la tienne, quand tu t’adresses toi-même à ton Père pour qu’il envoie des ouvriers dans la moisson. Ma foi, ce n’est pas d’abord la mienne, elle est portée par le commandement que tu me fais et par le Saint-Esprit. «Nous ne savons que demander pour prier comme il faut; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables, et Celui qui sonde les cœurs sait quel est le désir de l’Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu.» (Romains 8,26-27)


Ma prière, c’est aussi celle de mes frères et sœurs qui se désolent de voir leur Église accablée par la pénurie des pasteurs, mais remplie de joie à cause [de] ta présence. Je ne suis pas seul; des milliers de Marguerites et d’autres âmes, aussi pauvres que la mienne, s’unissent pour exprimer la même espérance. Tu es avec nous dans notre prière, comme tu l’as confirmé dans ton évangile: «Si deux ou trois d’entre vous, sur la terre, unissent leur voix pour demander quoi que ce soit, cela leur sera accordé par mon Père qui est aux cieux.» (Matthieu 18,19)


C’est en Église que nous te prions, avec toi et en toi, ô Jésus, et c’est là notre assurance que nous ne serons pas privés ni de ta Parole ni de tes Sacrements, ni des pasteurs qui prendront soin de tes brebis. Et s’il arrive que les pasteurs abandonnent leurs brebis, toi-même, tu courras à leur recherche et tu donneras ta vie pour chacune d’elles. Finalement, tu nous rassures en nous disant: «Comme un pasteur s’occupe de son troupeau, quand il est au milieu de ses brebis éparpillées, je m’occuperai de mes brebis.» (Ézéchiel 34,12)


Grâce à toi, ô Jésus, «je tiens mon âme en paix et silence; comme un petit enfant contre sa mère, comme un petit enfant, telle est mon âme en moi». (Psaume 131,2)


Raymond Tremblay, c. ss.r.




[Pages 23-24: Liste des Responsables diocésains du Mouvement des Marguerites, omise ici et placée dans son propre document)


[page 24]

Abonnement: Raymond Tremblay, c.ss.r.
10018, avenue Royale
Ste-Anne-de-Beaupré, QC G0A 3C0

Tél.: (418) 827-3781

Prix: $ 8.00 pour un an


[Page 25: Table des matières, ici placée en tête du document]


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