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1 Traduction 2001
Traduction: François de Ruijte, OFM
Document créé : 2001 juillet 31
Texte 1 Je te salue, Marie, 2 Par le choix du très saint Père céleste 3 En toi étaient et sont toute plénitude de grâce et tout bien. 4 Je te salue, palais de Dieu. 5 Je te salue, vêtement de Dieu. [Vertus, moyens de conversion] 6 Et je vous salue, 1. Relations À l’arrière-plan de cette salutation mariale se trouve l’Incarnation, par laquelle Marie est si étroitement liée à son Fils et à toute la Trinité. Marie a aussi une relation spéciale à l’Église. Au 4e siècle, l'évêque de Milan, saint Ambroise (374-397, fête liturgique le 7 décembre), écrit que Marie est un type ou modèle de l'Église (Expositio Lucae 2,7: PL 15, 1555). Depuis, d'autres théologiens l'ont suivi sur ce point.Ensuite, on continue de donner d’autres titres nouveaux à Marie: «tabernaculum» (tente, verset 4b) et «domus Dei» (maison de Dieu, verset 4c) chez saint Anselme, archévêque de Cantorbéry et Docteur de l’Église (1033-1109) (PL 158, 1040 et 1047) dans la seconde moitié du 11e siècle; et, dans la première moitié du 12e siècle, «palatium» (palais, verset 4a) chez Pierre le Vénérable (= Pierre de Montboissier, 1092-1157, abbé de Cluny à partir de 1122) (PL 198, 976). Et ainsi nous pouvons continuer. Enfin, au 20e siècle, le pape Paul VI (1963-1978) a ajouté le titre «Marie, Mère de l'Église». Saint François d'Assise (1182-1226) les a dépassés tous de beaucoup. Au premier quart du 13e siècle, il déclare avec audace que Marie est la Vierge Église (Maria, quae es virgo ecclesia facta et electa a Patre, verset 2ab/1e). Cette expression est beaucoup plus forte et profonde que «Marie, Mère de l'Église». Saint François est vraiment unique sur ce point. François a quelques autres expressions surprenantes. Marie est l'épouse du Saint-Esprit (sponsa Spiritus Sancti, Antienne du Psautier de François, verset 2c). François dit aussi: L'esprit du Seigneur, habitant dans ses fidèles, c'est lui qui reçoit le très saint Corps et le Sang du Seigneur (Spiritus Domini, qui habitat in fidelibus suis, ille est qui recipit sanctissimum corpus et sanguinem Domini, Admonition 1,12). Les théologiens ont ignoré jusqu'ici le théologien dans le Petit Pauvre d'Assise. 2. Observations sur le texte Le titre original Salutatio beatae Mariae Virginis finit par un génitif en -is, mais c’est le datif ein –i (Virgini) qui est la vraie signification des salutations DE François s'adressant À Marie, comme l'exprime notre traduction. J’ai voulu exprimer visiblement la triple structure de ces salutations mariales de François: outre la mention des trois Personnes trinitaires nous y trouvons plusieurs autres groupes de trois. Ainsi,
C’est un total de 6 groupes de trois. 3. Interprétation J'interprète «Virgo Ecclesia» (la Vierge Église) comme la Vierge Marie étant la demeure de Dieu, la présence de la Trinité sur terre. «Ecclesia» (Église) est comme «Palais» du verset 4a et «Tente» du verset 4b. Le mot «Tabernaculum» ne doit pas se traduire par «tabernacle», car cela fait penser à la sainte réserve eucharistique. Et il ne s'agit pas dans cette prière de l'Eucharistie mais de l'Incarnation. «Tabernaculum» réfère à la Tente dans laquelle Dieu accompagnait le peuple élu dans le désert durant 40 années jusqu'à ce que la Tente fut remplacée par le Temple de Jérusalem (Palais). Le mot «eius» (son) des versets 4 et 5 peut très bien se traduire par «de Dieu» (Dei) ou «de la Trinité» (Trinitatis). Le «omnis plenitudo gratiae» (toute plénitude de grâce) peut être considéré comme le Saint-Esprit et le «omne bonum» (tout bien) comme Dieu le Père. Marie porte en elle aussi l'embnryon Jésus. Mais à lui ne s'applique pas le «fuit» (était) -- sauf pour la pensée éternelle du Père -- car Jésus a été conçu dans le temps: «Et Verbum caro factum est» (Jean 1,14). Et ainsi il a pour toujours changé l'histoire de l'humanité. Ce n'est pas toute la Trinité qui fut incarnée, mais seulement «le Verbe a pris chair» (Jean 1,14). Par contre, le Père y fut présent car il a voulu et causé l’Incarnation, avec le consentement de son Fils éternel. Le Pèe a agi par l'Esprit Saint, qui peut être considéré comme l'époux de la Vierge Marie au sens spirituel (voir l'antienne du Psautier de François, verset 2c). Traduction et commentaire: François de Ruijte, 2005 novembre 25 – décembre 27. (11 déc.: 3e partie du commentairee).
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