[page de la couverture]

Les Marguerites

Vol. IV, no. 1

Février 1997


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TABLE DES MATIÈRES


Éditorial

Message aux Marguerites: Monique Joanis

Enseignement: Jésus au cœur du Jubilé de l’an 2000

: Raymond Tremblay, c.ss.r.

Témoignages

Échos de Québec

Messe des Marguerites

Isabelle Gosselin

Denise Larocque

Échos de Nicolet

Messe des Marguerites

Claudette Pinard

André Dumas, p.m.e.

Échos de St-Hyacinthe

Jeannette Vanasse

Échos de Saint-Jérôme

Réjeanne Martel-Dubé

Gilles Lussier, évêque de Joliette

Jacques Fortier, prêtre

Poème Marguerite, qui es-tu? P. René Gagnon, m.s.c.

[Qu'est-ce qu'un prêtre?]

[Prière pour nos prêtres. Inspirée à un pétale de Marguerite]

Adresses [= Liste des responsables diocésains des Marguerites]

[Abonnement]

[Table des matières]


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ÉDITORIAL


Les Marguerites continuent de souffler leur pollen à travers la Province. L’automne dernier, deux autres diocèses ouvraient leurs portes au mouvement: Sherbrooke et Saite-Anne-de-la-Pocatière. Nous remercions très cordialement Soeur Annette Fortier de Ste-Anne-de-la-Pocatière et Sœur Jeannette Mercier du diocèse de Sherbrooke, qui ont accepté d’assumer la responsabilité du mouvement dans leur diocèse respectif. On pourra trouver leur adresse à la fin de ce numéro.

Quant à Trois-Rivières, il annonce, lui aussi, un nouveau printemps sous la direction de M. Jean-Claude Amyot. Pour la fin de semaine du 14 au 16 février, Jean-Claude a organisé un ressourcement du Mouvement des Marguerites autour du thème de l’année: Jésus Christ, en rapport avec la préparation du Jubilé de l’an 2000. Cette année 1997 marque aussi le centenaire de la mort de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, survenue le 30 septembre 1897. Il serait opportun d’établir des liens entre Jésus et Thérèse, puisqu’elle incarne si bien la spiritualité des Marguerites. On se souvient de l’enthousiasme qu’avait suscité à Aylmer, il y a deux ans, l’expression de la sainte: «Au cœur de l’Église, ma Mère, je serai l’Amour».

Le 26 octobre [1996], nous avons pu célébrer à Aylmer le 15e anniversaire du Mouvement des Marguerites. Louise Ward, la fondatrice, a donné son témoignage sur la grâce qui l’avait habitée au mois d’août 1981. Tout avait commencé très simplement: Le goût de prier pour les prêtres, en un temps où un vent de laïcisation balayait notre Église, le désir aussi de vivre en plus intime communion avec eux et avec toute l’Église. La marguerite traduisait bien sa simplicité du projet. Une marguerite c’est si petit, si humble, mais ses pétales semblent nous inviter à nous grouper autour d’une corolle centrale, Jésus Christ, représenté par le prêtre.

L’Église actuelle souffre d’une pénurie tragique de prêtres. Cette pénurie était plus criante encore au temps de Jésus. Cela ne le troublait pas pour autant. Il ne rêvait pas organisation, propagande ou campagne de recrutement. Sa seule arme était sa confiance envers son Père qui verrait bien à fournir à son Église les pasteurs dont elle aurait besoin en temps et lieu: «La moisson est abondante, dit-il, mais les ouvriers peu nombreux; priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson» (Matthieu 9,37-38). Et tout a bien marché. Le Père a conduit son Église à travers tous les soubresauts de l’histoire, en se servant le plus souvent des instruments les plus pauvres. Les Marguerites en sont des exemples frappants. Ce sont souvent des malades, des gens sans influence visible dans la société et dans l’Église. Leur espoir, c’est le Seigneur, leurs prières, l’offrande de leur personne et de leurs souffrances quotidiennes. Jésus leur ouvre toutes grandes les portes de l’avenir.

Louise Ward nous a offert aussi à cette occasion un beau cadeau. Elle a décidé de reprendre la responsabilité du Mouvement des Marguerites pour le diocèse de Gatineau-Hull. Nous la remercions très cordialement.

Cette journée-souvenir accueillait aussi des témoins variés. Des jeunes de 12 à 16 ans qui sont venus nous dire ce qu’ils attendaient du prêtre. Pour eux ce doit être avant tout un homme de Dieu qui nous fait penser à Jésus; il leur en a justement mis un sur leur route, un type d’Ottawa, une vocation tardive, un gaillard. D’après eux, le prêtre ne doit pas avoir peur de s’affirmer ni de bien montrer qu’il est un prêtre. Il devrait même porter le col romain. L’auditoire les a applaudis chaleureusement.

Georges Roy, responsable des Marguerites de Montréal, nous a raconté sa conversion et le cheminement que le Seigneur lui a fait faire jusqu’à se dévouer corps et âme pour le Mouvement des Marguerites. Son témoignage a été des plus émouvants. Merci, Georges, d’avoir pris la peine de faire ce voyage jusqu’à Aylmer.

Le père Claude Otto, mariste, et le père Jean-Marie Côté, rédemptoriste, ont, eux aussi, donné leur vision du sacerdoce et ont versé une eau réconfortante d’espérance sur l’Église d’aujourd’hui.

Une équipe de bénévoles de Buckingham, qui assurraient l’intérim en attendant que nous puissions trouver une remplaçante à Francine Verdon, avaient mis tout leur cœur à préparer la rencontre, à faire les invitations, à orner la salle, à accueillir les gens et à coordonner le souper-partage.

Désormais, les Marguerites des autres diocèses pourront dormir sur leurs deux oreilles. Elles ont pu se sentir plus ou moins abandonnées après le départ de Francine pour raison de santé. Que les Marguerites aillent se replanter ailleurs, pendant qu’elles s’étioleraient sur le terrain même où elles ont été semées, tout cela paraissait étrange. Mais ce sont des événements qui peuvent arriver. Notre fondateur [c'est-â-dire des Rédemptoristes], saint Alphonse, a vu sa congrégation complètement rayée de la carte, dans le berceau même où elle avait été fondée: le Royaume de Naples, et lui-même dut se considérer comme exclu de la communauté par le pape Pie VI:

Pour ce qui est des Marguerites, le Seigneur voulait sans doute aller rechercher la fondatrice. Même si elle demeure très occupée par son école de dyslexie, elle demeurera une source d’inspiration pour toutes les Marguerites des autres diocèses.

Les Marguerites sont, à l’image de l’Église: un grain de sénevé, «la plus petite de toutes les graines, dit Jésus, mais, quand elle pousse, c’est la plus grande des plantes potagères, qui devient même un arbre, au point que les oiseaux du ciel viennent s’abriter dans ses branches» (Matthieu 13,32).

Le thème du bulletin

Le bulletin des Marguerites de cette année 1997, vous le devinez, proposera, outre les témoignages et les intentions, des réflexions sur le thème proposé par le Saint-Père pour l’année 1997. Parlant de la préparation du Jubilé [2000], Jean-Paul II écrit: «La première année, 1997, sera consacrée à la réflexion sur le Christ, Verbe du Père, fait homme par l’action de l’Esprit Saint. Il convient en effet de mettre en lumière le caractère nettement christologique du Jubilé, qui célébrera l’incarnation du Fils de Dieu, mystère de salut pour tout le genre humain» (Lettre apostolique «Le Jubilé de l’an 2000», par. 40).

 

 

 


 

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Message aux Marguerites

 

Voici comment je vois, dans notre chemin de croissance, les Marguerites qui se veulent toutes à Jésus, pour nos frères-prêtres en Église.

Nous devenons graduellement tellement en Jésus Eucharistie qu’il ne semble que cela nous transforme jusqu’au plus intime de nous-mêmes. «Cela nous sort par tous les pores de la peau», comme le dit l’expression populaire.

Transparence de Jésus qui se livre à nous sans relâche et sans réserve.

Que ne ferait-Il pas pour nous apprivoiser et nous donner de sa vie? Il se meurt de la perte de foi en Lui dans l’Eucharistie.

 

À force de diluer le Mystère, nous l’avons vidé trop souvent de son sens, c’est-à-dire de Jésus Lui-même. Mais Jésus ne se laisse pas déloger si facilement. Il persiste à demeurer avec nous, au milieu de nous, nourriture pour la Vie éternelle

Jésus a soif d’amour, Jésus a soif de se donner.

Jésus nous supplie de [mager et] boire à Lui qui est pain et vin, corps et sang, nourriture pour notre route, notre pèlerinage terrestre.

Au fond, être une pauvre Marguerite dans l’Église, c’est vivre l’essentiel de la mission qui consiste à veiller jusqu’à ce qu’il revienne. C’est garder nos lampes allumées dans l’attente inlassable de l’Époux. C’est être sel de la terre qui empêche l’affadissement de la mission. C’est être, le plus souvent à notre insu, Lumière qui éclaire notre entourage par le rayonnement spirituel qui se vit sans tensions mais en toute simplicité. Il suffit de laisser agir Jésus en nous et de nous laisser devenir «canal de grâces» pour tous les humains en soif immense de Dieu.

La vie éternelle déjà là dans nos cœurs ne demande qu’à s’intensifier.

En se donnant à nous en Nourriture, Jésus nous purifie et nous sanctifie de plus en plus.

Le moyen est trop simple?

La «petitesse» de Jésus-Enfant nous apprend à retrouver l’enfance que nous croyons perdue mais qui ne fait que sommeiller au-dedans de nous.

Si toutes les Marguerites devenaient amoureuses de Jésus Eucharistie, combien Il en serait consolé et heureux!

Le monde meurt de soif tout à côté de la Source vive, Jésus.

Que notre vigilance nous conduise à la Source en y amenant tout doucement l’Humanité toute entière

Voilà me supplication incessante pour le Corps du Christ que nous sommes.

Que Noël continue de porter ses fruits et nous conduise jusqu’à la Résurrection.

Monique Joanis, Gatineau, handicapée


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ENSEIGNEMENT


Jésus au cœur du Jubilé

 

Jésus est redevenu une super-star à la fin de notre millénaire. Beaucoup de chrétiens se tournent vers Lui comme s’Il allait déclencher un mouvement formidable, une ère nouvelle, pourquoi pas la fin du monde? Pour le soir du Bye! Bye! 1999, tous les hôtels de Montréal et de Québec sont réservés. les uns seront là pour fêter l’an 2000 autour d’un toast bien arrosé, les autres pour attendre je ne sais quel événement apocalyptique.

Serait-ce la fin des temps?


Quand j’étais jeune, un auteur, Daniel Élie, avait publié un livre portant ce titre intrigant «Serait-ce la fin des temps?». Les évêques nous avaient mis en garde contre cette interprétation de l’Écriture qui fixait des dates à la fin des temps et appliquait trop facilement les signes de l’Écriture à notre temps. Pourtant, la même vague de peur pèse à nouveau sur les consciences dans l’attente de ce qui arrivera vers l’an 2000. Des sectes, comme les Témoins de Jéhovah ou les Adventistes, croient que ce sera vraiment la fin. L’épidémie de la peur a gagné même un bon nombre de Catholiques. La dernière guerre mondiale avec ses 55 millions de morts, les bouleversements économiques, sociaux ou religieux qui nous affectent présentement, la puissance atomique qui est stockée un peu partout sur la terre, les génocides de Bosnie ou du Rwanda, les guerres éthniques qui éclatent à tout bout de champ, la famille et la société qui ont perdu le sens des valeurs chrétiennes. Il n’en faut pas plus pour que les «terreurs de l’an 1000» réapparaissent plus pressantes que jamais.

Un avenir plein d’espérance

Dans son exhortation apostolique sur le Jubilé de l’an 2000, le pape Jean-Paul II nous propose une vision bien différente de celle des prophètes de la fin des temps. «Il n’est certes pas question, écrit-il, de se prêter à un nouveau millénarisme, comme certains le firent à la fin du premier millénaire; ce que l’on veut au contraire, c’est de rendre particulièrement attentif à tout ce que l’Esprit dit à l’Église et aux Églises» (Apocalypse 2,7). Il nous invite plutôt à faire, des quatre années qui suivent, un Jubilé, c’est-à-dire à célébrer une action de grâce pour les cadeaux que Dieu nous a faits et nous fera encore, dans le prochain siècle et dans les siècles suivants. Préparer l’année 2000, en consacrant l’année 1997 à Jésus Christ, et l’année 1998 à l’Esprit Saint et l’année 1999 à Dieu le Père. L’an 2000 lui-même sera couronné par un «congrès eucharistique international». «L’an 2000, ajoute le pape, sera une année intensément eucharistique; dans le sacrement de l’Eucharistie, le Sauveur, incarné dans le sein de Marie il y a vingt siècles, continue à s’offrir à l’humanité comme source de vie divine» (Ibid. par 55).

Le pape voudrait aussi que le Jubilé de l’an 2000 aboutisse à une réconciliation universelle et définitive entre les Catholiques, les Orthodoxes et les Protestants. On sait que l’Église orthodoxe s’est détachée de Rome en 1054 et les Protestants au 16e siècle. Comme on le voit, les deux ruptures se sont faites au cours du deuxième millénaire. «La dimension œcuménique et universelle du saint Jubilé dit Jean-Paul II, pourra être mise en évidence opportunément par une rencontre pan-chrétienne significative. Il s’agit d’un geste de grande valeur; c’est pourquoi, afin d’éviter les équivoques, il doit être proposé correctement et préparé avec soin, dans un esprit de collaboration fraternelle avec les chrétiens des autres confessions et des autres traditions de même que dans un esprit d’ouverture reconnaissante à l’égard des autres religions dont les représentants voudraient bien manifester leur attention à la joie de tous les disciples du Christ». (Ibid. par. 55.)


C’est un grand défi: se retrouver tous ensemble dans la même foi: Protestants, Orthodoxes et Catholiques, autour de Jésus. Cela ferait des centaines de millions de chrétiens de plus dans la même communion de foi. Le pape y revient avec une telle insistance qu’on ne peut s’empêcher d’y lire une indication de l’Esprit Saint. Quelle joie que de commencer le troisième millénaire tous unis dans le Christ! Face au monde matérialiste et souvent athée, ce serait un extraordinaire témoignage d’unité. Toutes les missions en seraient régénérées.


Au cours de l’année 1997, les Marguerites devraient relever ce défi avec le Saint-Père: «Porter ensemble notre regard vers le Christ, le seul Seigneur, pour s’engager à devenir un en Lui, suivant sa prière au Père». Que faire? Qu’apporter à notre Église? C’est tellement gros, ce défi de notre unité! Même dans notre famille, c’est très difficile! Pour répondre à son invitation, le pape nous propose un moyen très simple, à la portée de tous: «Vivre plus intensément notre baptême, se mettre dans l’esprit de Jésus et prier avec lui, le Père de refaire l’unité de l’Église». Le pape nous recommande de relire et de méditer la prière de Jésus à son Père, au chapitre 17 de saint Jean. Si toutes les Marguerites se disaient: «Cette année, je vais essayer de vivre mon baptême, de devenir une sainte. Seul, c’est impossible; je suis tellement faible. Mais des âmes aussi petites que la mienne ont quand même réussi: Thérèse de Lisieux, par exemple, ou Bernadette, ou François d’Assise ou Dina Bélanger!» C’est vrai: Si on se regarde ou bien, si on écoute les commentaires des autres, on fait bien pitié; nos prières sont pauvres, nos sacrifices, ceux du carême en particulier, peu spectaculaires, nos efforts de charité bien gauches, souvent même très obscurs, mais unis à l’amour de Jésus Christ, tout peut être transformé. «Je peux tout en Celui qui me fortifie», dit saint Paul. (Philippiens 4,13).

Raymond Tremblay, c. ss.r.


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TÉMOIGNAGES


échos de québec

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La messe des Marguerites

Le 10 octobre dernier, Mme Monique-Lampron, son mari et une équipe de bénévoles avaient rassemblé dans la basilique de Ste-Anne-de-Beaupré plus de 70 prêtres, sous la présidence de Mgr Eugène Tremblay, et plusieurs centaines de Marguerites pour la messe annuelle. Les responsables du sanctuaire m’ont dit que ce fut un des moments les plus forts de la saison du pèlerinage. On n’a guère d’occasions de fraterniser ainsi entre prêtres et fidèles. Nous espérons que Monique et les Marguerites continueront d’attiser la flamme de la solidarité dans notre Église et viendront ranimer encore la chaleur apostolique des Rédemptoristes.


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Isabelle Gosselin, 13 ans

Faire partie du Mouvement des Marguerites, ça m’aide à prier, ça me fait penser de prier plus souvent, en même temps on a un lien dans la prière avec tous les pétales et notre prêtre adopté. Ça me soutient dans la prière, parce que si je n’ai pas le goût de prier, je pense qu’il est bon que je fasse une petite prière pour notre prêtre et les pétales.


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Denise Larocque

Voici deux ou trois raisons pourquoi je suis heureuse d’être dans cette Marguerite.

Je peux, moi avec toute ma petite volonté bien faible, prier pour quelqu’un supporté par tous les autres pétales, afin que tous nos gestes de foi deviennent une chaîne jusqu’à Dieu pour unir l’humain au divin.

Je concrétise ainsi mon opinion profonde qu’un prêtre est une personne importante dans ma vie et dans la société…Le prêtre, homme, humain du bout des orteils jusqu’à l’extrémité des cheveux, est celui par lequel Dieu passe pour m’apporter des petits moments divins.

Merci d’être là, prêtre.


échos de nicolet


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La messe des marguerites

Mardi le 1e octobre 1996, a eu lieu, à la cathédrale de Nicolet, la messe des Marguerites qui fut présidée par Mgr Raymond St-Gelais, évêque de Nicolet.

Cette célébration eucharistique regroupa plus d’un millier de Marguerites entourées d’une centaine de prêtres La joie était sur beaucoup de visages! Ils étaient dans l’action de grâce.

Tout comme la moisson qui s’envole, les pétales de chaque Marguerite, par la prière quotidienne, soutiennent chaque prêtre adopté, dans leur vie sacerdotale qui est parfois lourde et difficile.


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Claudette Pinard, Drummondville

Chers prêtes,

Je méditais sur les bontés du Père pour nous et sa façon de procéder.

Il a d’abord créé l’homme et la femme. Ils ont été procréateurs avec Lui. Les hommes se sont multipliés et parmi eux, Dieu s’est choisi un peuple. Il voulait un peuple saint. Il a donc donné les tables de la loi: les commandements.

Ces commandements étaient des balises pour éclairer la route à suivre pour retourner au Père. Ils indiquaient ce qu’il ne faillait pas faire. Mais les hommes ont pris cela comme un lourd fardeau et se sont détournés de Dieu.

Comme ce Dieu continuait d’aimer son peuple, Il leur a envoyé son Fils Jésus pour réparer et payer l’offense par de terribles souffrances et la mort sur une Croix.

Quelques heures avant son arrestation, Jésus, à son tour, a donné au peuple un beau cadeau: Les sacrements. Merveilleux dons de l’amour d’un Dieu, qui connaît la faiblesse humaine et veut lui laisser un moyen pour renouer avec son Dieu. Entre autres, le sacrement de pénitence pour pardonner les fautes et l’Eucharistie pour nourrir et fortifier l’âme.

Pour administrer les sacrements, Jésus a établi le sacrement de l’ordre, qui donne à ceux qui le reçoivent, les mêmes pouvoirs que Jésus avait. Ils deviennent d’autres Christs. Par eux c’est Jésus qui pardonne, par eux c’est Jésus qui se donne en nourriture.

C’est de vous, prêtres, qu’il est ici question le Jeudi Saint, c’est le jour de fête pour vous tous, c’est l’anniversaire de votre sacerdoce.

À vous tous, prêtres connus et inconnus, je désire, au nom de tous mes frères et sœurs, vous souhaiter un heureux anniversaire. Que Jésus renouvelle en chacun de vous la flamme d’amour qui brûlait vos cœurs, au jour de votre engagement respectif.

Merci d’avoir répondu à l’appel du Christ, merci d’avoir dit «oui», merci d’être les guides spirituels voulus par Jésus pour aider ses frères et sœurs à devenir des saints.

Au nom de tous, je vous dis que je vous aime en Jésus et Marie. Je vous dépose dans leur cœur, afin qu’Ils vous soutiennent, vous protègent et qu’Ils bénissent votre ministère.

[pages 13-14]

André Dumas, p.m.e., Tegucigalpa

Bonjour Monique et à toute la famille des Marguerites,

Je te remercie grandement de la belle carte envoyée à l’occasion de la fête des Marguerites qui se célébrera le 1e octobre. J’y serai présent par la pensée et spécialement par l’offrande de l’Eucharistie pour toutes les personnes qui font partie du mouvement.

Je rends grâce à Dieu pour ces hommes et ces femmes qui nous aident à cheminer dans le sacerdoce grâce à leurs prières, leurs sacrifices et le don de soi.

Que Dieu les comble dans leur cheminement quotidien et leur rende au centuple.

Merci pour tout et il me fait plaisir de faire partie de cette famille.

Je vous accompagne.


[page 14]

écho de st-Hyacinthe


Jeannette Vanasse, responsable des Marguerites de St-Hyacinthe

Bonjour Monique,

Merci pour votre aimable invitation à venir partager avec vous cette belle rencontre des Marguerites.

Nous gardons un très bon souvenir de notre passage parmi vous; nous revoyons la cassette de la messe, et nous sommes émerveillées d’une si belle rencontre.

Cette année notre calendrier est tellement rempli que nous sommes dans l’impossibilité de nous joindre à vous.

Les nombreuses fêtes d’actions de grâces du diocèse, nous ont fait reporter à l’an prochain, si Dieu le veut, le 5e anniversaire de notre mouvement.

Nous nous unirons à vous par la prière en cette journée spéciale.


écho de st-jérôme


[pages 15-16]

Réjeanne Martel-Dubé, responsable des Marguerites de St-Jérôme

À l’occasion de l’invitation faite aux prêtres de mon diocèse pour le septième rassemblement des Marguerites, quelques-uns m’ont écrit. Répondant à notre invitation d’envoyer des témoignages au bulletin de liaison, je fais parvenir des lettres de prêtres du diocèse de St-Jérôme, telles que je les ai reçues.

Auparavant, j’ai lu les passages qui intéressaient les pétales, lors de mon mot de bienvenue à notre rassemblement du 18 octobre passé.

Ce fut une soirée empreinte de grande piété. Que de prêtres se sont recommandés à nos prières! Malheureusement beaucoup étaient absents; C’est comme les pétales, ils sont de moins en moins nombreux. Je suis certaine qu’ils prient pour leur prêtre, mais les nombreuses occupations, la maladie, la distance, la vieillesse les empêchent d’être présents en personnes.

Le thème choisi de notre soirée était très approprié: «Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau».

Un immense cœur de Jésus décoré de petites marguerites avec la parole de Dieu ornait la cathédrale de St-Jérôme. Chaque prêtre arborait sur lui un croquis du cœur de Jésus.

C’est Mgr Luc Cyr, v.g., qui a présidé l’eucharistie, une eucharistie pleine de ferveur, de paix, de joie. Nos évêques se trouvaient à Halifax pour la plénière de la C.E.C.C.

Chez nous, le rassemblement a toujours lieu le vendredi après l’Action de grâce selon le conseil de Mme Louise Ward. C’est plus facile à retenir. Des agapes fraternelles ont suivi l’eucharistie. Tous sont repartis enthousiastes. Cette soirée de prière et de fraternité réchauffe toujours notre cœur.

Je m’excuse de vous déballer ça comme ça vient, mais je suis pressée dans le temps par mes nombreuses occupations bénévoles. Quand nous ne sommes plus sur le marché du travail, nous sommes sollicitées de partout… J’aurais aimé vous envoyer ces lettres avant mais… J’espère qu’elles pourront servir pour votre prochain numéro.


[page 16]

Gilles Lussier, évêque de Joliette

Chers Réjeanne et Jacques,

Ces quelques mots vous apportant mon souvenir reconnaissant et l’assurance de mon amitié. Depuis janvier dernier, à un moment ou l’autre, vous m’avez rejoint avec les mots du cœur et les gestes de partage.

Merci pour votre fervent souvenir de St-Jérôme. Quel réconfort que la présence des Marguerites dans le jardin pastoral!

Par ce petit billet estival, je veux me rendre présent à chacun et chacune pour vous apporter aussi mes vœux les meilleurs de santé et de courage.

L’année pastorale qui s’achève a été exceptionnellement bien remplie. Il m’est arrivé, à certains soirs, de ressentir quelques courbatures; l’âge fait son œuvre! Mais tout ce qui est en train de germer et de naître dans la société et dans l’Église me donne encore d’éprouver tout aussi intensément l’ardeur de mes vingt ans et le goût de risquer «selon sa parole»…

Félicitations pour votre fidélité dans le service. Recevez mes salutations empressées dans la joie de vous revoir bientôt.

Très cordialement, je vous bénis. «En un seul Corps».

Remarque: Mgr Gilles Lussier avait été adopté lorsqu’il était évêque auxilière de St-Jérôme.


[page 17]

Jacques Fortier, prêtre

D’expérience vous savez que les hommes ne sont pas très loquaces. S’il y a là qualité en certaines circonstances, il y a grand risque qu’ils manquent gravement parfois à la vertu de la reconnaissance. C’est mon cas. Je m’en confesse très humblement. Pardonnez-moi, Gisèle, Laurette, Pauline’ Lorraine, Cécile et Fernande; continuez, ne lâchez pas, d’autant plus que votre souvenir est souvent porté devant le Seigneur. Ça me fera une grande joie de vous retrouver. Vous savoir à mes côtés m’est source de vie et de dynamisme. C’est tellement vrai pour vous la bonne nouvelle de Jésus que ça le devient de plus en plus pour moi.

Grâce à vous toutes, je continue mon chemin et je suis heureux.

Amitiés et je me dis même votre frère.


[pages 17-18]

Poème: Marguerite, qui es-tu?


Ma favorite au sein de la flore de nos prés

Avec son cœur d’or et ses pétales immaculés

Rayonnant du printemps jusqu’en fin d’été.

Gavant de son nectar les butineuses abeilles,

Une reine parmi les fleurs de notre beau pays.

Elle nous offre de dentelle de sa robe à effeuiller.

Rien ne lui fait plaisir comme pouvoir se donner

Il fallait bien lui réitérer, en mon anniversaire,

Toute l’estime et l’admiration que je lui porte,

Elle que le Seigneur a semée au pas de ma porte.


Père L. René Gagnon, m.s.c.


[page18]

Qu’est-ce qu’un prêtre? C’est un :

Pasteur

Rieur

Enjoué

Tenace

Rangé

Edifiant


[page 18]

Prière pour nos prêtres


Vierge Marie, mère du Sacré-Cœur de Jésus,

c’est en toi que nous venons louer

notre Père Tout-Puissant

pour son projet d’amour pour l’Église.

Toi, Marie, qui as été debout au pied de la croix

et qui as acueilli l’Esprit Saint,

nous te confions l’Église, (Jean-Paul II)

nos évêques et tous nos prêtres:

que tu les fasses rayonner

de l’amour miséricordieux de Jésus.

Que nos pasteurs soient interpellants

pour qu’en les regardant,

on se sente aimé de Jésus

et qu’ils attirent à Lui de nombreuses vocations

pour qu’ainsi, avec eux

et tous ceux qui se sentent appelé à suivre Jésus

puissent dire comme toi, Marie:

«Qu’il me soit fait selon ta parole»,

afin que tous croient et chantent

les louanges du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.

Amen! Alléluia!


Inspirée à un pétale de Marguerite


[Adresses Liste des responsables diocésains des Marguerites: omises ic et reportées dans leur répertoire propre]


[page 20]

Abonnement: Raymond Tremblay, c.ss.r.

10018, avenue Royale

Ste-Anne-de-Beaupré (Québec) G0A 3C0

Tél.: (418) 827-3781

Prix: $ 8.00 pour un an


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