[page de la couverture]
Les Marguerites
Vol. IV, no. 1
Février 1997
[page 21]
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TABLE DES MATIÈRES |
Éditorial
Message aux Marguerites: Monique Joanis
Enseignement: Jésus au cœur du Jubilé de l’an 2000
: Raymond Tremblay, c.ss.r.
Témoignages
Échos de Québec
Messe des Marguerites
Isabelle Gosselin
Denise Larocque
Échos de Nicolet
Messe des Marguerites
Claudette Pinard
André Dumas, p.m.e.
Échos de St-Hyacinthe
Jeannette Vanasse
Échos de Saint-Jérôme
Réjeanne Martel-Dubé
Gilles Lussier, évêque de Joliette
Jacques Fortier, prêtre
Poème Marguerite, qui es-tu? P. René Gagnon, m.s.c.
[Qu'est-ce qu'un prêtre?]
[Prière pour nos prêtres. Inspirée à un pétale de Marguerite]
Adresses [= Liste des responsables diocésains des Marguerites]
[Abonnement]
[Table des matières]
[pages 1-4]
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ÉDITORIAL |
Les Marguerites continuent de souffler leur pollen à travers la Province. L’automne dernier, deux autres diocèses ouvraient leurs portes au mouvement: Sherbrooke et Saite-Anne-de-la-Pocatière. Nous remercions très cordialement Soeur Annette Fortier de Ste-Anne-de-la-Pocatière et Sœur Jeannette Mercier du diocèse de Sherbrooke, qui ont accepté d’assumer la responsabilité du mouvement dans leur diocèse respectif. On pourra trouver leur adresse à la fin de ce numéro.

Quant
à Trois-Rivières, il annonce, lui aussi, un nouveau
printemps sous la direction de M. Jean-Claude Amyot. Pour la fin de
semaine du 14 au 16 février, Jean-Claude a organisé un
ressourcement du Mouvement des Marguerites autour du thème de
l’année: Jésus Christ, en rapport avec la
préparation du Jubilé de l’an 2000. Cette année
1997 marque aussi le centenaire de la mort de sainte Thérèse
de l’Enfant-Jésus, survenue le 30 septembre 1897. Il
serait opportun d’établir des liens entre Jésus
et Thérèse, puisqu’elle incarne si bien la
spiritualité des Marguerites. On se souvient de l’enthousiasme
qu’avait suscité à Aylmer, il y a deux ans,
l’expression de la sainte: «Au cœur de l’Église,
ma Mère, je serai l’Amour».
Le 26 octobre [1996],
nous avons pu célébrer à Aylmer le 15e
anniversaire du Mouvement des Marguerites. Louise Ward, la
fondatrice, a donné son témoignage sur la grâce
qui l’avait habitée au mois d’août 1981.
Tout avait commencé très simplement: Le goût de
prier pour les prêtres, en un temps où un vent de
laïcisation balayait notre Église, le désir aussi
de vivre en plus intime communion avec eux et avec toute l’Église.
La marguerite traduisait bien sa simplicité du projet. Une
marguerite c’est si petit, si humble, mais ses pétales
semblent nous inviter à nous grouper autour d’une
corolle centrale, Jésus Christ, représenté par
le prêtre.
L’Église
actuelle souffre d’une pénurie tragique de prêtres.
Cette pénurie était plus criante encore au temps de
Jésus. Cela ne le troublait pas pour autant. Il ne rêvait
pas organisation, propagande ou campagne de recrutement. Sa seule
arme était sa confiance envers son Père qui verrait
bien à fournir à son Église les pasteurs dont
elle aurait besoin en temps et lieu: «La moisson est
abondante, dit-il, mais les ouvriers peu nombreux; priez donc
le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa
moisson» (Matthieu 9,37-38). Et tout a bien marché.
Le Père a conduit son Église à travers tous les
soubresauts de l’histoire, en se servant le plus souvent des
instruments les plus pauvres. Les Marguerites en sont des exemples
frappants. Ce sont souvent des malades, des gens sans influence
visible dans la société et dans l’Église.
Leur espoir, c’est le Seigneur, leurs prières,
l’offrande de leur personne et de leurs souffrances
quotidiennes. Jésus leur ouvre toutes grandes les portes de
l’avenir.
Louise Ward nous a offert aussi à cette occasion un beau cadeau. Elle a décidé de reprendre la responsabilité du Mouvement des Marguerites pour le diocèse de Gatineau-Hull. Nous la remercions très cordialement.
Cette journée-souvenir
accueillait aussi des témoins variés. Des jeunes de 12
à 16 ans qui sont venus nous dire ce qu’ils attendaient
du prêtre. Pour eux ce doit être avant tout un homme de
Dieu qui nous fait penser à Jésus; il leur en a
justement mis un sur leur route, un type d’Ottawa, une vocation
tardive, un gaillard. D’après eux, le prêtre ne
doit pas avoir peur de s’affirmer ni de bien montrer qu’il
est un prêtre. Il devrait même porter le col romain.
L’auditoire les a applaudis chaleureusement.
Georges Roy, responsable
des Marguerites de Montréal, nous a raconté sa
conversion et le cheminement que le Seigneur lui a fait faire jusqu’à
se dévouer corps et âme pour le Mouvement des
Marguerites. Son témoignage a été des plus
émouvants. Merci, Georges, d’avoir pris la peine de
faire ce voyage jusqu’à Aylmer.
Le père Claude
Otto, mariste, et le père Jean-Marie Côté,
rédemptoriste, ont, eux aussi, donné leur vision du
sacerdoce et ont versé une eau réconfortante
d’espérance sur l’Église d’aujourd’hui.
Une équipe de
bénévoles de Buckingham, qui assurraient l’intérim
en attendant que nous puissions trouver une remplaçante à
Francine Verdon, avaient mis tout leur cœur à préparer
la rencontre, à faire les invitations, à orner la
salle, à accueillir les gens et à coordonner le
souper-partage.
Désormais, les
Marguerites des autres diocèses pourront dormir sur leurs deux
oreilles. Elles ont pu se sentir plus ou moins abandonnées
après le départ de Francine pour raison de santé.
Que les Marguerites aillent se replanter ailleurs, pendant qu’elles
s’étioleraient sur le terrain même où elles
ont été semées, tout cela paraissait étrange.
Mais ce sont des événements qui peuvent arriver. Notre
fondateur [c'est-â-dire des Rédemptoristes], saint
Alphonse, a vu sa congrégation complètement rayée
de la carte, dans le berceau même où elle avait été
fondée: le Royaume de Naples, et lui-même dut se
considérer comme exclu de la communauté par le pape Pie
VI:
Pour ce qui est des
Marguerites, le Seigneur voulait sans doute aller rechercher la
fondatrice. Même si elle demeure très occupée par
son école de dyslexie, elle demeurera une source d’inspiration
pour toutes les Marguerites des autres diocèses.
Les Marguerites sont, à l’image de l’Église: un grain de sénevé, «la plus petite de toutes les graines, dit Jésus, mais, quand elle pousse, c’est la plus grande des plantes potagères, qui devient même un arbre, au point que les oiseaux du ciel viennent s’abriter dans ses branches» (Matthieu 13,32).
Le thème du
bulletin
Le
bulletin des Marguerites de cette année 1997, vous le devinez,
proposera, outre les témoignages et les intentions, des
réflexions sur le thème proposé par le
Saint-Père pour l’année 1997. Parlant de la
préparation du Jubilé [2000], Jean-Paul II écrit:
«La première année, 1997, sera consacrée
à la réflexion sur le Christ, Verbe du Père,
fait homme par l’action de l’Esprit Saint. Il convient en
effet de mettre en lumière le caractère nettement
christologique du Jubilé, qui célébrera
l’incarnation du Fils de Dieu, mystère de salut pour
tout le genre humain» (Lettre apostolique «Le Jubilé
de l’an 2000», par. 40).
[pages 5-6]
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Message aux Marguerites |

Voici
comment je vois, dans notre chemin de croissance, les Marguerites qui
se veulent toutes à Jésus, pour nos frères-prêtres
en Église.
Nous devenons
graduellement tellement en Jésus Eucharistie qu’il ne
semble que cela nous transforme jusqu’au plus intime de
nous-mêmes. «Cela nous sort par tous les pores de la
peau», comme le dit l’expression populaire.
Transparence de Jésus
qui se livre à nous sans relâche et sans réserve.
Que ne ferait-Il pas pour nous apprivoiser et nous donner de sa vie? Il se meurt de la perte de foi en Lui dans l’Eucharistie.
À force de diluer le Mystère, nous l’avons vidé trop souvent de son sens, c’est-à-dire de Jésus Lui-même. Mais Jésus ne se laisse pas déloger si facilement. Il persiste à demeurer avec nous, au milieu de nous, nourriture pour la Vie éternelle
Jésus a soif d’amour, Jésus a soif de se donner.
Jésus nous
supplie de [mager et] boire à Lui qui est pain et vin, corps
et sang, nourriture pour notre route, notre pèlerinage
terrestre.
Au fond, être une
pauvre Marguerite dans l’Église, c’est vivre
l’essentiel de la mission qui consiste à veiller
jusqu’à ce qu’il revienne. C’est garder nos
lampes allumées dans l’attente inlassable de l’Époux.
C’est être sel de la terre qui empêche
l’affadissement de la mission. C’est être, le plus
souvent à notre insu, Lumière qui éclaire notre
entourage par le rayonnement spirituel qui se vit sans tensions mais
en toute simplicité. Il suffit de laisser agir Jésus en
nous et de nous laisser devenir «canal de grâces»
pour tous les humains en soif immense de Dieu.
La vie éternelle
déjà là dans nos cœurs ne demande qu’à
s’intensifier.
En se donnant à
nous en Nourriture, Jésus nous purifie et nous sanctifie de
plus en plus.
Le moyen est trop
simple?
La «petitesse»
de Jésus-Enfant nous apprend à retrouver l’enfance
que nous croyons perdue mais qui ne fait que sommeiller au-dedans de
nous.
Si toutes les Marguerites
devenaient amoureuses de Jésus Eucharistie, combien Il en
serait consolé et heureux!
Le monde meurt de soif tout à côté de la Source vive, Jésus.
Que
notre vigilance nous conduise à la Source en y amenant tout
doucement l’Humanité toute entière
Voilà me
supplication incessante pour le Corps du Christ que nous sommes.
Que Noël continue de
porter ses fruits et nous conduise jusqu’à la
Résurrection.
Monique Joanis, Gatineau, handicapée
[pages 7-10]
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ENSEIGNEMENT |
Jésus au cœur du Jubilé
Jésus
est redevenu une super-star à la fin de notre millénaire.
Beaucoup de chrétiens se tournent vers Lui comme s’Il
allait déclencher un mouvement formidable, une ère
nouvelle, pourquoi pas la fin du monde? Pour le soir du Bye! Bye!
1999, tous les hôtels de Montréal
et de Québec
sont réservés. les uns seront là pour fêter
l’an 2000 autour d’un toast bien arrosé, les
autres pour attendre je ne sais quel événement
apocalyptique.
Serait-ce la fin des temps?
Quand j’étais
jeune, un auteur, Daniel Élie, avait publié un livre
portant ce titre intrigant «Serait-ce la fin des temps?».
Les évêques nous avaient mis en garde contre cette
interprétation de l’Écriture qui fixait des dates
à la fin des temps et appliquait trop facilement les signes de
l’Écriture à notre temps. Pourtant, la même
vague de peur pèse à nouveau sur les consciences dans
l’attente de ce qui arrivera vers l’an 2000. Des sectes,
comme les Témoins de Jéhovah ou les Adventistes,
croient que ce sera vraiment la fin. L’épidémie
de la peur a gagné même un bon nombre de Catholiques. La
dernière guerre mondiale avec ses 55 millions de morts, les
bouleversements économiques, sociaux ou religieux qui nous
affectent présentement, la puissance atomique qui est stockée
un peu partout sur la terre, les génocides de Bosnie ou du
Rwanda, les guerres éthniques qui éclatent à
tout bout de champ, la famille et la société qui ont
perdu le sens des valeurs chrétiennes. Il n’en faut pas
plus pour que les «terreurs de l’an 1000»
réapparaissent plus pressantes que jamais.
Un avenir plein
d’espérance
Dans son exhortation
apostolique sur le Jubilé de l’an 2000, le pape
Jean-Paul II nous propose une vision bien différente de celle
des prophètes de la fin des temps. «Il n’est
certes pas question, écrit-il, de se prêter à
un nouveau millénarisme, comme certains le firent à la
fin du premier millénaire; ce que l’on veut au
contraire, c’est de rendre particulièrement attentif à
tout ce que l’Esprit dit à l’Église et aux
Églises» (Apocalypse 2,7). Il nous invite plutôt
à faire, des quatre années qui suivent, un Jubilé,
c’est-à-dire à célébrer une action
de grâce pour les cadeaux que Dieu nous a faits et nous fera
encore, dans le prochain siècle et dans les siècles
suivants. Préparer l’année 2000, en
consacrant l’année 1997 à Jésus Christ, et
l’année 1998 à l’Esprit Saint et l’année
1999 à Dieu le Père. L’an 2000 lui-même
sera couronné par un «congrès eucharistique
international». «L’an 2000, ajoute le
pape, sera une année intensément eucharistique; dans
le sacrement de l’Eucharistie, le Sauveur, incarné dans
le sein de Marie il y a vingt siècles, continue à
s’offrir à l’humanité comme source de vie
divine» (Ibid. par 55).
Le pape voudrait aussi
que le Jubilé de l’an 2000 aboutisse à une
réconciliation universelle et définitive entre les
Catholiques, les Orthodoxes et les Protestants. On sait que l’Église
orthodoxe s’est détachée de Rome en 1054 et les
Protestants au 16e siècle. Comme on le voit, les
deux ruptures se sont faites au cours du deuxième millénaire.
«La dimension œcuménique et universelle du
saint Jubilé dit Jean-Paul II, pourra être mise
en évidence opportunément par une rencontre
pan-chrétienne significative. Il s’agit d’un geste
de grande valeur; c’est pourquoi, afin d’éviter
les équivoques, il doit être proposé correctement
et préparé avec soin, dans un esprit de collaboration
fraternelle avec les chrétiens des autres confessions et des
autres traditions de même que dans un esprit d’ouverture
reconnaissante à l’égard des autres religions
dont les représentants voudraient bien manifester leur
attention à la joie de tous les disciples du Christ».
(Ibid. par. 55.)

C’est
un grand défi: se retrouver tous ensemble dans la même
foi: Protestants, Orthodoxes et Catholiques, autour de Jésus.
Cela ferait des centaines de millions de chrétiens de plus
dans la même communion de foi. Le pape y revient avec une telle
insistance qu’on ne peut s’empêcher d’y lire
une indication de l’Esprit Saint. Quelle joie que de commencer
le troisième millénaire tous unis dans le Christ! Face
au monde matérialiste et souvent athée, ce serait un
extraordinaire témoignage d’unité. Toutes les
missions en seraient régénérées.
Au cours de l’année 1997, les Marguerites devraient relever ce défi avec le Saint-Père: «Porter ensemble notre regard vers le Christ, le seul Seigneur, pour s’engager à devenir un en Lui, suivant sa prière au Père». Que faire? Qu’apporter à notre Église? C’est tellement gros, ce défi de notre unité! Même dans notre famille, c’est très difficile! Pour répondre à son invitation, le pape nous propose un moyen très simple, à la portée de tous: «Vivre plus intensément notre baptême, se mettre dans l’esprit de Jésus et prier avec lui, le Père de refaire l’unité de l’Église». Le pape nous recommande de relire et de méditer la prière de Jésus à son Père, au chapitre 17 de saint Jean. Si toutes les Marguerites se disaient: «Cette année, je vais essayer de vivre mon baptême, de devenir une sainte. Seul, c’est impossible; je suis tellement faible. Mais des âmes aussi petites que la mienne ont quand même réussi: Thérèse de Lisieux, par exemple, ou Bernadette, ou François d’Assise ou Dina Bélanger!» C’est vrai: Si on se regarde ou bien, si on écoute les commentaires des autres, on fait bien pitié; nos prières sont pauvres, nos sacrifices, ceux du carême en particulier, peu spectaculaires, nos efforts de charité bien gauches, souvent même très obscurs, mais unis à l’amour de Jésus Christ, tout peut être transformé. «Je peux tout en Celui qui me fortifie», dit saint Paul. (Philippiens 4,13).
Raymond Tremblay, c. ss.r.
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TÉMOIGNAGES |
échos de québec
[pages 10-11]
La messe des
Marguerites
Le 10 octobre dernier, Mme Monique-Lampron, son mari et une équipe de bénévoles avaient rassemblé dans la basilique de Ste-Anne-de-Beaupré plus de 70 prêtres, sous la présidence de Mgr Eugène Tremblay, et plusieurs centaines de Marguerites pour la messe annuelle. Les responsables du sanctuaire m’ont dit que ce fut un des moments les plus forts de la saison du pèlerinage. On n’a guère d’occasions de fraterniser ainsi entre prêtres et fidèles. Nous espérons que Monique et les Marguerites continueront d’attiser la flamme de la solidarité dans notre Église et viendront ranimer encore la chaleur apostolique des Rédemptoristes.
[page 11]
Isabelle Gosselin,
13 ans
Faire partie du Mouvement des Marguerites, ça m’aide à prier, ça me fait penser de prier plus souvent, en même temps on a un lien dans la prière avec tous les pétales et notre prêtre adopté. Ça me soutient dans la prière, parce que si je n’ai pas le goût de prier, je pense qu’il est bon que je fasse une petite prière pour notre prêtre et les pétales.
[page 11]
Denise Larocque
Voici deux ou trois
raisons pourquoi je suis heureuse d’être dans cette
Marguerite.
Je peux, moi avec toute
ma petite volonté bien faible, prier pour quelqu’un
supporté par tous les autres pétales, afin que tous nos
gestes de foi deviennent une chaîne jusqu’à Dieu
pour unir l’humain au divin.
Je concrétise
ainsi mon opinion profonde qu’un prêtre est une personne
importante dans ma vie et dans la société…Le
prêtre, homme, humain du bout des orteils jusqu’à
l’extrémité des cheveux, est celui par lequel
Dieu passe pour m’apporter des petits moments divins.
Merci d’être là, prêtre.
échos de nicolet
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La messe des marguerites
Mardi le 1e
octobre 1996, a eu lieu, à la cathédrale de Nicolet, la
messe des Marguerites qui fut présidée par Mgr Raymond
St-Gelais, évêque de Nicolet.
Cette célébration
eucharistique regroupa plus d’un millier de Marguerites
entourées d’une centaine de prêtres La joie était
sur beaucoup de visages! Ils étaient dans l’action de
grâce.
Tout comme la moisson qui s’envole, les pétales de chaque Marguerite, par la prière quotidienne, soutiennent chaque prêtre adopté, dans leur vie sacerdotale qui est parfois lourde et difficile.
[pages 12-13]
Claudette Pinard, Drummondville
Chers prêtes,
Je méditais sur
les bontés du Père pour nous et sa façon de
procéder.
Il a d’abord créé
l’homme et la femme. Ils ont été procréateurs
avec Lui. Les hommes se sont multipliés et parmi eux, Dieu
s’est choisi un peuple. Il voulait un peuple
saint. Il a donc donné les tables de la loi: les
commandements.
Ces commandements étaient
des balises pour éclairer la route à suivre pour
retourner au Père. Ils indiquaient ce qu’il ne faillait
pas faire. Mais les hommes ont pris cela comme un lourd fardeau et se
sont détournés de Dieu.
Comme ce Dieu continuait
d’aimer son peuple, Il leur a envoyé son Fils Jésus
pour réparer et payer l’offense par de terribles
souffrances et la mort sur une Croix.
Quelques heures avant son
arrestation, Jésus, à son tour, a donné au
peuple un beau cadeau: Les sacrements. Merveilleux dons de l’amour
d’un Dieu, qui connaît la faiblesse humaine et veut lui
laisser un moyen pour renouer avec son Dieu. Entre autres, le
sacrement de pénitence pour pardonner les fautes et
l’Eucharistie pour nourrir et fortifier l’âme.
Pour administrer les
sacrements, Jésus a établi le sacrement de
l’ordre, qui donne à ceux qui le reçoivent, les
mêmes pouvoirs que Jésus avait. Ils deviennent d’autres
Christs. Par eux c’est Jésus qui pardonne, par eux c’est
Jésus qui se donne en nourriture.
C’est de vous,
prêtres, qu’il est ici question le Jeudi Saint, c’est
le jour de fête pour vous tous, c’est l’anniversaire
de votre sacerdoce.
À vous tous,
prêtres connus et inconnus, je désire, au nom de tous
mes frères et sœurs, vous souhaiter un heureux
anniversaire. Que Jésus renouvelle en chacun de vous la flamme
d’amour qui brûlait vos cœurs, au jour de votre
engagement respectif.
Merci d’avoir
répondu à l’appel du Christ, merci d’avoir
dit «oui», merci d’être les guides spirituels
voulus par Jésus pour aider ses frères et sœurs à
devenir des saints.
Au nom de tous, je vous
dis que je vous aime en Jésus et Marie. Je vous dépose
dans leur cœur, afin qu’Ils vous soutiennent, vous
protègent et qu’Ils bénissent votre ministère.
[pages 13-14]
André Dumas,
p.m.e., Tegucigalpa
Bonjour Monique et à
toute la famille des Marguerites,
Je te remercie grandement
de la belle carte envoyée à l’occasion de la fête
des Marguerites qui se célébrera le 1e octobre.
J’y serai présent par la pensée et spécialement
par l’offrande de l’Eucharistie pour toutes les personnes
qui font partie du mouvement.
Je rends grâce à
Dieu pour ces hommes et ces femmes qui nous aident à cheminer
dans le sacerdoce grâce à leurs prières, leurs
sacrifices et le don de soi.
Que Dieu les comble dans
leur cheminement quotidien et leur rende au centuple.
Merci pour tout et il me
fait plaisir de faire partie de cette famille.
Je vous accompagne.
[page 14]
écho de st-Hyacinthe
Jeannette Vanasse,
responsable des Marguerites de St-Hyacinthe
Bonjour Monique,
Merci pour votre aimable
invitation à venir partager avec vous cette belle rencontre
des Marguerites.
Nous gardons un très
bon souvenir de notre passage parmi vous; nous revoyons la cassette
de la messe, et nous sommes émerveillées d’une si
belle rencontre.
Cette année notre
calendrier est tellement rempli que nous sommes dans l’impossibilité
de nous joindre à vous.
Les nombreuses fêtes
d’actions de grâces du diocèse, nous ont fait
reporter à l’an prochain, si Dieu le veut, le 5e
anniversaire de notre mouvement.
Nous nous unirons à vous par la prière en cette journée spéciale.
écho de st-jérôme
[pages 15-16]
Réjeanne
Martel-Dubé, responsable des Marguerites de St-Jérôme
À l’occasion
de l’invitation faite aux prêtres de mon diocèse
pour le septième rassemblement des Marguerites, quelques-uns
m’ont écrit. Répondant à notre invitation
d’envoyer des témoignages au bulletin de liaison, je
fais parvenir des lettres de prêtres du diocèse de
St-Jérôme, telles que je les ai reçues.
Auparavant, j’ai lu
les passages qui intéressaient les pétales, lors de mon
mot de bienvenue à notre rassemblement du 18 octobre passé.
Ce fut une soirée
empreinte de grande piété. Que de prêtres se sont
recommandés à nos prières! Malheureusement
beaucoup étaient absents; C’est comme les pétales,
ils sont de moins en moins nombreux. Je suis certaine qu’ils
prient pour leur prêtre, mais les nombreuses occupations, la
maladie, la distance, la vieillesse les empêchent d’être
présents en personnes.
Le thème choisi de
notre soirée était très approprié: «Venez
à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau».
Un immense cœur de
Jésus décoré de petites marguerites avec la
parole de Dieu ornait la cathédrale de St-Jérôme.
Chaque prêtre arborait sur lui un croquis du cœur de
Jésus.
C’est Mgr Luc Cyr,
v.g., qui a présidé l’eucharistie, une
eucharistie pleine de ferveur, de paix, de joie. Nos évêques
se trouvaient à Halifax pour la plénière de la
C.E.C.C.
Chez nous, le
rassemblement a toujours lieu le vendredi après l’Action
de grâce selon le conseil de Mme Louise Ward. C’est plus
facile à retenir. Des agapes fraternelles ont suivi
l’eucharistie. Tous sont repartis enthousiastes. Cette soirée
de prière et de fraternité réchauffe toujours
notre cœur.
Je m’excuse de vous déballer ça comme ça vient, mais je suis pressée dans le temps par mes nombreuses occupations bénévoles. Quand nous ne sommes plus sur le marché du travail, nous sommes sollicitées de partout… J’aurais aimé vous envoyer ces lettres avant mais… J’espère qu’elles pourront servir pour votre prochain numéro.
[page 16]
Gilles Lussier,
évêque de Joliette
Chers Réjeanne et
Jacques,
Ces quelques mots vous
apportant mon souvenir reconnaissant et l’assurance de mon
amitié. Depuis janvier dernier, à un moment ou l’autre,
vous m’avez rejoint avec les mots du cœur et les gestes
de partage.
Merci pour votre fervent
souvenir de St-Jérôme. Quel réconfort que la
présence des Marguerites dans le jardin pastoral!
Par ce petit billet
estival, je veux me rendre présent à chacun et chacune
pour vous apporter aussi mes vœux les meilleurs de santé
et de courage.
L’année
pastorale qui s’achève a été
exceptionnellement bien remplie. Il m’est arrivé, à
certains soirs, de ressentir quelques courbatures; l’âge
fait son œuvre! Mais tout ce qui est en train de germer et de
naître dans la société et dans l’Église
me donne encore d’éprouver tout aussi intensément
l’ardeur de mes vingt ans et le goût de risquer «selon
sa parole»…
Félicitations pour
votre fidélité dans le service. Recevez mes salutations
empressées dans la joie de vous revoir bientôt.
Très cordialement,
je vous bénis. «En un seul Corps».
Remarque: Mgr Gilles Lussier avait été adopté lorsqu’il était évêque auxilière de St-Jérôme.
[page 17]
Jacques Fortier,
prêtre
D’expérience
vous savez que les hommes ne sont pas très loquaces. S’il
y a là qualité en certaines circonstances, il y a grand
risque qu’ils manquent gravement parfois à la vertu de
la reconnaissance. C’est mon cas. Je m’en confesse très
humblement. Pardonnez-moi, Gisèle, Laurette, Pauline’
Lorraine, Cécile et Fernande; continuez, ne lâchez pas,
d’autant plus que votre souvenir est souvent porté
devant le Seigneur. Ça me fera une grande joie de vous
retrouver. Vous savoir à mes côtés m’est
source de vie et de dynamisme. C’est tellement vrai pour vous
la bonne nouvelle de Jésus que ça le devient de plus en
plus pour moi.
Grâce à vous
toutes, je continue mon chemin et je suis heureux.
Amitiés et je me dis même votre frère.
[pages 17-18]
Poème: Marguerite, qui es-tu?
Ma favorite au sein de la flore de nos prés
Avec son cœur d’or et ses pétales immaculés
Rayonnant du printemps jusqu’en fin d’été.
Gavant de son nectar les butineuses abeilles,
U
ne
reine parmi les fleurs de notre beau pays.
Elle nous offre de dentelle de sa robe à effeuiller.
Rien ne lui fait plaisir comme pouvoir se donner
Il fallait bien lui réitérer, en mon anniversaire,
Toute l’estime et l’admiration que je lui porte,
Elle que le Seigneur a semée au pas de ma porte.
Père L. René Gagnon, m.s.c.
[page18]
Qu’est-ce qu’un prêtre? C’est un :
Pasteur
Rieur
Enjoué
Tenace
Rangé
Edifiant
[page 18]
Prière pour nos prêtres
Vierge Marie, mère du Sacré-Cœur de Jésus,
c’est en toi que nous venons louer
notre Père Tout-Puissant
pour son projet d’amour pour l’Église.
Toi, Marie, qui as été debout au pied de la croix
et qui as acueilli l’Esprit Saint,
nous te confions l’Église, (Jean-Paul II)
nos évêques et tous nos prêtres:
que tu les fasses rayonner
de l’amour miséricordieux de Jésus.
Que nos pasteurs soient interpellants
pour qu’en les regardant,
on se sente aimé de Jésus
et qu’ils attirent à Lui de nombreuses vocations
pour qu’ainsi, avec eux
et tous ceux qui se sentent appelé à suivre Jésus
puissent dire comme toi, Marie:
«Qu’il me soit fait selon ta parole»,
afin que tous croient et chantent
les louanges du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.
Amen! Alléluia!
Inspirée à un pétale de Marguerite
[Adresses Liste des responsables diocésains des Marguerites: omises ic et reportées dans leur répertoire propre]
[page 20]
Abonnement: Raymond Tremblay, c.ss.r.
10018, avenue Royale
Ste-Anne-de-Beaupré (Québec) G0A 3C0
Tél.: (418) 827-3781
Prix: $ 8.00 pour un an
[page 21: Table des matières, placée en tête de ce document]